Un rouge-gorge dans l'aube glacée
Pose son feu sur le givre endormi
Le jardin retient son souffle figé
Tandis que l'oiseau déploie son cri
Dans le silence blanc de l'oubli
Je le regarde, immobile et seul
Témoin de cette brève incursion
Où la vie brave le froid linceul
Pour graver sa rouge passion
Sur la page blanche des saisons
Sur l'écorce nue du vieux chêne
Il trace un signe que je déchiffre
promesse que l'hiver va céder
Aux futures chaleurs du zéphyrs
Quand reviendra le temps qui se chiffre
Mais pour l'instant il est là, présent
Battement d'ailes contre le néant
Porteur d'un message insouciant
Que seul comprend qui prend son temps
D'accueillir l'instant frémissant
L'oiseau s'envole, la trace demeure
Dans mon regard qui a su voir
Qu'au cœur même des mortes heures
Persiste toujours un fil d'espoir
Entre le givre et le soir
Didier Guy
Les promesses les plus vraies
sont celles que porte le silence entre deux battements d'ailes.
Un poème tout en légèreté, comme ce bel oiseau
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