Un livre s'ouvre, page après page,
entre les doigts, le papier chuchote,
l'encre et le temps scellent leur passage,
tandis que la nuit son manteau déploie.
La lampe dessine un cercle doré,
refuge discret contre l’obscurité,
les lettres s'alignent comme des sentiers,
menant vers des mondes oubliés.
Dehors, le silence habille les rues,
un chat traverse la cour endormie,
la pendule égrène ses heures tenues,
compagne fidèle de cette veillée.
L'homme referme le volume ancien,
les mots résonnent encore en sa mémoire,
ce qui fut lu devient sien,
lumière portée au creux de l'histoire.
Didier Guy
Lire, c'est accueillir l'écho des âmes.
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