Le bois verni colle à nos paumes,
trace de bières et de batailles perdues.
Nos poignets tournent comme avant,
mais les genoux se souviennent du poids.
Le cliquetis des pièces nous ramène
aux écrans cathodiques et aux riffs saturés.
On pivote les attaquants en riant,
sachant que perdre ici n'a jamais compté.
Ce café sent la sciure et l'entêtement,
refuge contre les vitrines identiques.
Entre deux buts, on se comprend sans mots,
comme si le temps s'était négocié à la table d'à côté.
Didier Guy
La complicité est un baby-foot qui grince encore,
refuge contre l'uniformité du monde.
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