Quand minuit sonne l'heure de ma journée
Et que l'aube me trouve encore à l'ouvrage
Mon horloge intérieure s'est égarée
Entre les fuseaux de ce monde sans âge
Les dîners familiaux sont devenus lointains
Mes proches brunches quand je ferme les paupières
Je navigue seul sur des chemins incertains
Cherchant la lumière dans ma nuit singulière
Pourtant je trace des frontière salutaires
Entre ce labeur qui dévore mes heures
Et ces instants précieux que je dois préserver
Pour que survive en moi l'homme au cœur ailleurs
La communication devient mon phare fidèle
J'informe mes proches de mes absences étranges
Je cultive des routines essentielles
Comme on plante un jardin contre le vent qui change
Dans ce chaos moderne je trouve mon équilibre
Entre la discipline et les pauses nécessaires
Mon bien-être n'est pas négociable ni libre
C'est le socle qui garde mon âme de la misère.
Didier Guy
Même aux heures décalées,
l'homme sage préserve son humanité en traçant des frontières
entre l'urgent et l'essentiel.
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