Ce plafond bas garde en lui l'écho des soirs,
où les rires, légers, dansaient sans raison.
Le temps, ici, pose ses ailes et s'assoit,
comme un vieil ami qui n'a plus de leçon.
Seule compte l'odeur du pain qui se dore.
Les murs, témoins muets de tant de confessions,
portent en leur sein une lueur discrète,
née des regards, des silences, des passions,
cette flamme qui jamais ne s'avoue tout bas,
mais qui réchauffe l'âme quand le monde est froid.
Pas de lustres, pas d'or, pas de faux éclat,
juste cette lumière qui filtre des âmes,
qui transforme un coin de table en foyer,
où l'on dépose enfin le poids des combats,
et où l'on se retrouve,sans nom, sans blâme.
Je m'y attarde, et dans ce lieu sans apparat,
je sens mon cœur battre à l'unisson des leurs,
ces inconnus devenus frères d'un instant,
car ici, plus besoin de jouer un rôle,
la vie se vit, simplement, sans or ni décor.
Didier Guy
La vraie lumière n'est pas celle qui aveugle,
mais celle qui, discrète, éclaire l'âme
et lui rappelle qu'elle est chez elle.
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