L'Horizon Inconnu

 

Au-delà des routes tracées par la jeunesse,
je marche seul, mais jamais en détresse.
La brume enveloppe mes pas sans reproche,
comme un vieux manteau tissé par le temps.
Elle cache l’horizon, mais pas l'espoir.

Mes mains ont semé bien plus qu'elles n'ont cueilli,
des rires d'enfants, des dimanches tranquilles.
Elles portent les rides de mille caresses,
et savent encore serrer sans presser.
Le silence, parfois, parle plus fort.

Je n'ai plus besoin de cartes ni d'étoiles,
mon cœur connaît le nord de ces émotions.
Il bat au rythme des feuilles qui tombent,
douce mélodie d'un automne assumé.
Chaque souffle est un hommage discret.

Dans l'ombre des chemins non encore pris,
je devine l'éclat d'un futur léger.
Peut-être un rire de petit-fils lointain,
peut-être un banc sous un chêne ancien,
où je reposerai, en paix, ce que j'étais.

Didier Guy 

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