Quand l'azur embrasse l'or des matins naissants
Et que l'eau dessine ses arabesques éphémères
Je me tiens debout face à ce monde dansant
Témoin privilégié de ces instant sincères
Où la nature compose ses plus beaux présents
Le vent invisible court dans mes cheveux gris
Porteur de promesses que je croyais éteintes
Il ranime en mon cœur des battements conquis
Par la beauté sauvage de ces heures dépeintes
Où l'hiver se fait doux sous les cieux éclaircis
Mes pas foulent la neige en un crépitement léger
Chaque foulée résonne comme un chant de victoire
Sur les années passées que je veux oublier
Pour ne garder en moi que cette simple gloire
D'être encore vivant, libre de tout juger
Les frissons sur ma peau ne sont plus des alarmes
Mais des touches légères d'une main bienveillante
La froidure devient une source de charmes
Transformant ma vieillesse en jeunesse brûlante
Où chaque sensation devient source de larmes
L'horizon s'illumine chassant toute noirceur
Et je reste planté dans cette symphonie
Homme simple admirant la divine splendeur
D'un monde qui se donne sans économie
Pour réchauffer un vieux cœur et son ardeur
Didier Guy
Quand les éléments conspirent,
l'âme d'un homme retrouve sa lumière première.
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