Il existe des âmes qui refusent la nuit,
préférant les chemins où la lumière s'attarde ;
Ils ont choisi les sommets plutôt que l'oubli,
et leurs regards croisés deviennent des flambeaux qui gardent.
Le monde les accueille avec des sourires amers,
on les nomme fous, naïfs, perdus dans leurs chimères ;
Pourtant dans leurs prunelles brûle un feu millénaire,
celui des bâtisseurs de cathédrales imaginaires.
Ente le crépuscule et l'aube incertaine,
quand les autres s'endorment dans la tranquille sagesse,
eux veillent, consumés par une fièvre sereine,
cette brûlure sacrée qui jamais ne cesse.
Ils portent l'avenir comme on porte une croix,
la grâce au front, l'espérance cousue dans leur peau ;
Les coups du sort ne fléchissent pas leur foi,
car leurs racines plongent plus profond que les mots.
On peut les traîner dans la boue des sentences,
les accabler de bleus, de mépris, de silence lourd ;
Ils se relèveront avec la même élégance,
debout, toujours debout, sculptés par l'amour.
Ils conversent avec l'infini comme d'autres prient,
leur voix monte vers les astres en offrande sublime ;
Chaque battement de cœur devient une symphonie,
un dialogue avec l'invisible, un vertige qui rime.
Quand deux âmes s'entrelacent dans cette danse céleste,
le monde s'illumine d'une clarté nouvelle ;
Ils reçoivent en partage ce que nul ne conteste,
la possibilité du rêve, cette merveille éternelle...
Didier Guy
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