J'ai quitté la maison qui ralentissait mes pas,
où l'écran se brisait comme un vieux miroir terni.
Mes récits méritaient plus qu'un clic égaré,
plus de calme, plus d'espace, un vrai souffle assuré.
Alors j'ai choisi l'horizon, plus fluide, plus sain.
Mais mon cœur n'a pas bougé : il reste à vos côtés,
dans chaque mot écrit à l'encre du dimanche.
Le lien ne se perd pas, il se tisse autrement,
comme ces lettres d'antan qu'on relisait longtemps.
La distance n'efface pas ce qui fut partagé.
J'ai posé mes papiers là où le temps respire,
loin des bugs et des heures volées à l'essentiel.
La patience, apprise au fil de tant d'hivers,
m'a guidé vers ce port où créer redevient clair.
L'écriture retrouve enfin sa douce lueur.
Je reviendrai, parfois, pour un café en pensée,
un sourire tapissé de souvenirs discrets.
Car l'amitié vraie ignore les frontières numériques,
et s'épanouit toujours dans le silence fidèle.
Mes poèmes seront là, messager sans détour.
Didier Guy
L'horizon change, oui, mais pas l'âme qui écrit.
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