Les lanternes veillent sur les soirs précoces,
leur lueur danse avec les brumes légères,
les mots s'envolent, libres et prolixes,
comme des oiseaux migrateurs éphémères.
Le silence habite la pierre ancienne,
un feuillage tombe en lente procession,
l'air se fait lourd d'une paix quotidienne,
tandis que l'ombre étend sa confession.
La main se pose sur l'écorce ridée,
sentir le temps gravé dans chaque sillon,
les saisons passent, douces et mesurées,
comme l'eau polit le galet du vallon.
L'homme contemple ce qui fut et demeure,
les gestes simples tissés de patience,
tout ce qui vit s'inscrit dans cette heure,
entre la lumière et le goût de silence.
Didier Guy
Le calme est la mémoire du monde.
Dans ce monde agité, en mouvements désordonné, comme une fourmilière où l'on aurait donné un coup de pied, le silence est un refuge. On coupe l'interrupteur, on écoute les petits bruits autour de soi, on est bien....
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