L'Attente Givrée

 

Les toits blancs portent nos prières d'enfance,
chaque flocon devient un messager ailé ;
Dans la cheminée sommeille l'espérance,
où la fumée dessine des secrets oubliés,
des rêves suspendus aux branches du grand sapin...

La nuit d'hiver enveloppe les maisons,
les fenêtres brillent comme des yeux émerveillés ;
Quelque part, dans le froid, monte une chanson,
celle des cœurs purs qui n'ont jamais douté,
que la magie existe encore, quelque part, sous la neige...

Les souliers alignés près de l'âtre patient
attendent celui qui descend du ciel étoilé ;
Dans chaque battement, un espoir si vivant,
celui de voir l'impossible se matérialiser,
quand minuit sonne et que le monde retient son souffle.

Les jouets imaginés prennent forme en pensée,
les lettres écrites tremblent d'un désir si grand ;
L'enfance croit encore aux portes dérobées,
à ces passages secrets où voyagent les géants,
qui transforme décembre en jardin merveilleux.

Et quand l'aube se lève sur les cadeaux trouvés,
c'est la foi elle-même qui repose là, incarnée ;
Non dans l'objet offert, mais dans l'amour préservé,
cette magie que nous transmettons, génération après génération,
comme un feu sacré qu'on refuse de laisser mourir.

Didier Guy

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