Les vitres embuées gardent un reflet,
de thé fumant, de mains qui se réchauffent,
le temps suspendu dans un jeu discret,
où chaque instant en douceur s’approfondit.
La porcelaine tremble, tiède et légère,
un souffle monte, troublant la lumière,
dehors le givre dessine ses mystères,
tandis qu'au cœur du foyer tout s'éclaire.
Les gestes lents composent leur silence,
un livre ouvert, des pages qui se tournent,
la chaise craque, fidèle en sa présence,
et l'ombre du soir paisiblement séjourne.
L'homme contemple ce havre familier,
les objets usés, compagnons d'une vie,
tout ce qui dure au fil des hivers passés,
s'inscrit dans l'âme comme une mélodie.
Didier Guy
La quiétude habite les choses simples.
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RépondreSupprimerUne jolie pause sérénité
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