Dans les galeries silencieuses où résonnaient nos pas,
le charbon brillait comme promesse d'avenir,
nos mains noircies sculptaient chaque lendemain,
bâtissant des empires sur la suie et la sueur.
Puis vinrent les années où le silence remplaça les machines,
les casques abandonnés comme couronnes déchues,
et nos villes vibrantes devinrent des échos,
peuplées de fantômes cherchant leur reflet perdu.
J'ai vu partir mes frères vers d'autres horizons,
leurs valises chargées de rêves et de regrets,
laissant derrière eux ces rues qui nous connaissaient,
ces pierres qui gardaient l'empreinte de nos saisons.
La poussière de charbon colle encore à ma mémoire,
comme une encre indélébile marquant mon histoire,
mais j'ai appris que les fins ne sont que transitions,
que chaque fermeture annonce une nouvelle fondation.
Nous avons transformé nos blessures en jardins,
nos mines en temples célébrant ce que nous fûmes,
nos mains habituées au pic ont saisi l'ordinateur,
prouvant qu'un mineur porte en lui mille avenirs.
L'or noir qui nous définissait n'est plus notre essence,
nous sommes devenus architectes de notre renaissance,
gardiens d'une mémoire que nous portons avec fierté,
tout en marchant résolument vers la diversité.
Car dans chaque cicatrice se cache une leçon,
dans chaque abandon germe une reconstruction,
et si nos poumons ne respirent plus la poussière des mines,
notre âme garde intacte cette force qui nous définit.
Didier Guy
Mineur un jour, mineur toujours ! J'ai un cousin qui l'a été dans sa jeunesse et qui a quitté la mine à l'âge 30 environ. Il a 86 ans maintenant, il a toujours cet attachement à la mine et nous lui souhaitons encore toujours sa fête pour la Sainte-Barbe. Martine J.
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