Nous sommes poussière sur la robe des astres,
voyageurs d'un instant dans les corridors du vide ;
Le monde poursuit sa valse sans partition,
indifférent aux tremblements de nos mains jointes.
Les saisons boivent nos visages,
les heures sculptent leur silence dans nos chairs :
Chaque printemps répète ses promesses anciennes,
tandis que nos noms s'effacent, grain par grain.
J'ai planté des rêves dans le jardin des heures,
cultivé l'illusion d'une permanence ;
Mais les racines cherchent en vain l'éternité,
là où seul le vent connaît la réponse.
Nos amours sont flammes sur la toile nocturne,
brèves incandescences qui réchauffent le néant ;
Le cosmos poursuit sa migration céleste,
sourd aux serments gravés dans nos paumes closes.
Pourtant, dans cette valse où tout se dissout,
j'ai choisi d'aimer comme si demain existait...
Car si le monde oublie nos passages légers,
reste cette beauté d'avoir osé sentir.
Les étoiles témoignent de notre audace folle,
d'avoir cru qu'un baiser pouvait arrêter le temps,
et quand viendra l'heure où l'univers continuera,
nos fantômes danseront encore dans la lumière.
Didier Guy
Comme c'est beau ! "nos fantômes danseront encore dans la lumière", il m'est arrivé quelquefois d'imaginer ces âmes dansant une forme de ronde autour de la terre...
RépondreSupprimer