L'Album des Saisons

 

Je feuillette l'album des saisons,
où nos pas s'étaient croisés,
les pages sentent encore la pluie d'été ;
Tes mains y dansaient comme des colombes.

Un jour, tu ouvriras cette fenêtre close,
celle qui donne sur nos jardin d'autrefois :
Les roses y parlent encore notre langue,
celle des promesses qu'on croyait immortelles.

Le temps est un voleur discret,
il emporte nos visages dans sa besace,
mais laisse derrière lui des empreintes ;
Ces cicatrices dorées que l'on nomme souvenir.

Tes yeux chercheront dans les miroirs brunis,
cette silhouette qui marchait près de toi,
quand les matins avaient le goût du miel,
et que nos ombres se confondaient sur les trottoirs.

Les photographies jaunies te regarderont,
depuis leurs cadres silencieux,
elles garderont le secret de nos étés :
Ces moments où le monde nous appartenait.

Un jour, une vie, et l'horizon se courbe...
Pourtant, parfois, quand le vent se lève,
tu sentiras cette présence familière,
comme un parfum oublié qui revient te hanter.

Didier Guy

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